Le 4ème rapport du groupe intergouvernemental D'expert dans l'éolution du climat ( le GIEC) à publié son rapport. Les principales conclusions du rapport sont les suivantes (source ademe): Télécharger le rapport ici
- Températures : + 3 degrés en moyenne à la fin du siècle :
1,8 à 4 degrés supplémentaires, selon les « valeurs les plus probables
» (1) à l'horizon 2090-2099 par rapport à 1980-1999 si les
concentrations de gaz à effet de serre (GES) se stabilisent autour de
550 parties par million (ppm) dans l’atmosphère (2)
- Niveau des océans : il pourrait lui s'élever à la fin du siècle de 19 cm à 58 cm (3).
Le niveau des mers augmenterait au minimum de 19 à 37 cm et au maximum
de 28 à 58 cm, selon les scénarios envisagés et compte tenu des marges
d'incertitude.
- Une responsabilité humaine quasi certaine : le
Giec juge "très probable" - plus de 90% de chances contre 60% en 2001 -
que les gaz à effet de serre émis par les activités humaines sont
responsables de l'essentiel du réchauffement observé depuis le milieu
du 20ème siècle.
- Plus d’un millénaire : les émissions
"passées et futures de CO2 continueront à contribuer au réchauffement
et à l'élévation du niveau des mers pendant plus d'un millénaire",
compte tenu de leur durée de vie dans l'atmosphère.
- Conséquences :
le GIEC juge "vraisemblable" que les cyclones tropicaux futurs, ainsi
que les typhons et ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents
plus forts et des précipitations plus fortes.
- Que faire ?
De telles conclusions signifient qu’il faut viser un objectif de
stabilisation à long terme de concentration du CO2 bien en dessous de
550ppm, pour ne pas dépasser les 2 degrés fatidiques au-delà desquels
les conséquences risquent d’être catastrophiques. Et donc réduire très
fortement les émissions.
- Et la France ?
Elle a réduit de 1,8% ses émissions de gaz à effet de serre en 2005 par
rapport à 1990. En 2004, la réduction des émissions françaises de GES
avait atteint 0,5%. Mais des efforts considérables seront nécessaires
pour atteindre le facteur 4.
(2) Cette augmentation est conditionnée à une stabilisation des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère à 55O parties par million (ppm) contre 380ppm aujourd’hui et 270ppm avant 1750. Mais un emballement n’est pas exclu, avec des valeurs substantiellement supérieures à 4,5 degrés. Le niveau actuel de 380ppm n’avait jamais été atteint au cours des 650 000 dernières années. Au rythme de progression actuel – 2ppm de plus chaque année – le seuil de 550ppm serait atteint dans 80 ans environ.
(3) Les projections pour la montée du niveau des océans ne reprennent pas la notion de "valeurs les plus probables".

